travail transfrontalier

  • Haut-Pays: A propos du travail transfrontalier

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    Ci-dessous, le communiqué que la CSC de Mons-La Louvière nous a fait parvenir. Nous le publions in extenso. En dehors de toute orientation syndicale précise, il éclaire sur la situation actuelle du travail transfrontalier. Ce qui est susceptible d’intéresser certains de nos lecteurs. On y repose notamment la question de la réactivation de la ligne ferroviaire Mons-Valenciennes. Pour laquelle il existe un large consensus politique. Mais uniquement en Belgique…

     

    « L’activité transfrontalière constitue depuis longtemps un phénomène important. Mais ces dix dernières années ont vu une augmentation significatives du nombre de frontaliers entrant et sortant.  Selon les derniers chiffres publiés par l’INAMI, le nombre de belges qui travaillent dans un pays frontalier  a augmenté de 66% entre 2000 et 2010. Durant la même période, le nombre de travailleurs frontaliers entrant en Belgique pour exercer leur activité professionnelle a augmenté de 84%.

    En effet, les chiffres au 30 juin 2010 font état de plus de 82.000 résidents belges travaillant dans un pays étranger et de plus de 46.000 résidents d’un pays frontalier, travaillant en Belgique.

    Les belges travaillant dans un des pays limitrophes à la Belgique se dirigent vers la France, l’Allemagne et surtout Le Luxembourg et les Pays-Bas. Ces 2 pays rassemblaient, au 30 juin 2010, 70691 frontaliers sur les 82086 frontaliers sortants de la Belgique.

    L’augmentation du nombre de résidents français venant travailler en Belgique a connu une explosion en 10 ans, surtout dans le Hainaut. Entre 2000 et 2010, le nombre de travailleurs frontaliers français a augmenté de 109% passant de 9960 à 20.821 alors que le nombre de travailleurs frontaliers belges allant travailler en France n’a augmenté que de 23% durant la même période passant de 3.766 à 4.627.

    La région de Mons-La Louvière  accueille chaque jour  +- 3000 frontaliers français alors qu’à peine plus de 300 belges qui résident dans notre région se déplacent de l’autre côté de la frontière.

    A l’heure où l’on parle  du développement de la métropole Valenciennoise ainsi que du redéploiement de la région Mons-Borinage-Centre, il est intéressant de constater les différents efforts de rapprochements initiés entre Mons-LL et Valenciennes à travers la réactivation de la ligne ferroviaire franco-belge Mons-Quiévrain-Valenciennes et plus particulièrement de la construction du tronçon entre Quiévrain et Blanc-Misseron

    Rappelons également qu’avec l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions fiscales signées en 2008 qui verront la suppression définitive du régime frontalier à dater du 1er janvier 2034, les flux transfrontaliers principalement orientés de la France vers la Belgique, risquent d’évoluer dans les années à venir et de s’inverser.

    Dans le cadre du développement régional, la CSC Mons-La Louvière entretient depuis de nombreuses années, un partenariat avec la CFDT Nord-Pas-De-Calais et  investit dans de nombreux projets transfrontaliers.  La CSC est également mandatée au sein du CSI (Conseil Syndical Interrégional) qui rassemble 8 organisations syndicales du Hainaut, du Nord-Pas-de -Calais, de la Flandre Occidentale, et du Kent pour  travailler en faveur d’une Europe Sociale qui accorde de l'attention aux véritables intérêts des travailleurs afin que chacun puisse profiter de la prospérité et du bien-être.

    La CSC Mons- La Louvière a toujours développé son action transfrontalière afin d’offrir un service de qualité à ses affiliés mais aussi afin de favoriser, à travers ses diverses collaborations, le développement d’un gisement d’emploi qui dispose d’une grande potentialité.

    La CSC Mons-La Louvière, très  active au sein du Partenariat Stratégique Local « Cœur du Hainaut, Centre d’énergies », veut favoriser un développement social et culturel équilibré dans la naissance d’une Eurorégion.  La CSC a toujours voulu être un acteur de changement et, à l’heure, où le changement rythme notre quotidien et où nous sommes sans cesse confronté à l’annonce de nouvelles restructurations, fermetures, délocalisations, nous voulons être acteur d’un dialogue social interprofessionnel transfrontalier.

    A l’heure où se développe une Europe Libérale, la CSC entend au travers de son action transfrontalière, œuvrer au développement d’une Europe Sociale qui défendra les droits des travailleurs au-delà des frontières »